Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF visent 40

Ce lundi, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF présentaient la nouvelle convention TER pour 2017-2022. Un plan ambitieux qui prévoit notamment une réduction drastique des retards sur les lignes de la région, deuxième plus mauvais élève en France après PACA.

Moins de retards, plus de sécurité et plus de qualité. C'est ce que promet la convention TER conclue entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF et présentée ce lundi à la presse en présence du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy et de Laurent Wauquiez. Il s'agit là "d'une étape extrêmement importante, résultat de deux ans de travail cordial et sportif", a fait valoir le président de la Région. Le plan est ambitieux et repose donc sur trois axes principaux.



 



En premier lieu, cette nouvelle convention prévoit de s'attaquer à un fléau, celui du retard. Il faut dire qu'Auvergne-Rhône-Alpes est particulièrement mal lotie. La région est la deuxième pire en France – après PACA – en termes de régularité des trains. En 2016, 13,1 % des rames accusaient un retard d'au moins 5 minutes, quand ce même indicateur n'est que de 4,7 % en Alsace, région la plus ponctuelle de France.



 



Concrètement, c'est toute une philosophie qui a été revue pour faire grimper la régularité des trains régionaux. "On a essayé de construire une convention dans laquelle l'usager est au centre, a fait valoir Laurent Wauquiez. L'objectif sur lequel s'est engagé la SNCF est simple : - 40 % de trains en retard à l'horizon 2020 et une division par deux du nombre d'annulations." Pour parvenir à une telle amélioration, la Région a négocié dur avec la SNCF, assure son président. D’où ce travail "sportif", que Guillaume Pepy a quant à lui qualifié de "carré mais correct".



 



Et les négociations ont donc permis de revoir les liens qui unissaient la SNCF et la Région sur cette compétence des TER dont cette dernière à la charge. Finis les annulations et retards sans conséquences pour la société des chemins de fers. Désormais, ces pépins, Pepy les paiera cash. Des pénalités seront systématiquement dues, là où "le système était si fou que cela revenait parfois moins cher à la SNCF d'annuler un train que de le faire rouler", explique Laurent Wauquiez. En 2015, retards et annulations dans la région ont coûté 700 000 euros à la SNCF. Avec cette nouvelle convention, le chèque aurait été de 5,2 millions d'euros. À noter également que certaines closes exonératoire seront supprimées, comme celle qui ignorait la responsabilité de la SNCF en cas d'annulation due à une grève. Et un processus de suivi draconien des lignes sera mis en place pour solutionner efficacement et rapidement les soucis récurrents.



 



Cette politique rigoureuse est en priorité destinée aux "lignes malades" du réseau. Comme les TER faisant Lyon-Grenoble-Chambéry ou Lyon-Saint-Etienne. Et la Région a trouvé une belle carotte pour motiver la SNCF. Si cette dernière tient ses objectifs sur ces deux lignes, c'est alors 1,2 million d'euros de bonus qui lui seront versés. Un système de bonus-malus finalement pas si idiot. Des trains à l'heure dans la région ? C'est donc ce qu'ont promis Guillaume Pepy et Laurent Wauquiez, grâce à "une démarche vraiment volontariste" de la SNCF.



 



Sécurité et qualité pour compléter la promesse



 



Cette nouvelle convention ne se focalise pour autant pas uniquement sur cette question de la régularité. Elle prévoit aussi le renforcement de la sécurité dans les trains, les gares et à leurs abords. Laurent Wauquiez avait déjà détaillé son "plan bouclier" il y a tout juste un an. Sur ce point, pas de grandes nouveautés par rapport aux promesses de novembre 2016.



 



La vidéosurveillance va se généraliser dans les trains afin que 100 % des rames soient équipées à terme. Idem concernant les gares et haltes ferroviaires, avec la sécurisation de 123 gares et l'installation de 1 300 caméras. Toutes ces images seront transmises dans un centre de supervision, le seul du type hors région parisienne. Enfin, les effectifs de sécurité seront également renforcés, avec le doublement des effectifs de la police ferroviaire que la Région finance et le recrutement de cinq équipes supplémentaires à la charge de la SNCF. "La Région met le paquet là-dessus", a promis Laurent Wauquiez.



 



Dernier cheval de bataille du plan, la qualité du réseau. Le WiFi devrait ainsi faire son apparition dès 2018 dans les TER entre Mâcon et Valence et entre Lyon et Clermont-Ferrand. L'ensemble des voitures arrivées à mi-vie seront aussi rénovées et un technicentre de pointe sera en partie financé par la Région à Vénissieux. Laurent Wauquiez prévoit d'injecter 22 millions d'euros dans cette "Rolls-Royce de ce qui peut se faire en matière ferroviaire".



 



Le président de la Région, qui ne cesse de clamer son amour des campagnes, promet aussi la mobilisation de sa collectivité pour sauvegarder près de 1000 kilomètres de petites lignes menacées. 111 millions d'euros seront ici investis, dans ce qui est une compétence qui revient là à l'État. "C'est inacceptable que le gouvernement ne respecte pas ses engagements sur ces lignes", a par ailleurs taclé l'élu des Républicains, prêt à faire l'avance des frais.



 



Tout mis bout à bout, ce sont entre 540 et 545 millions d'euros annuels que la Région va dépenser pour cette nouvelle convention. Un budget évidemment considérable mais qui reste stable, puisqu'il avait été de 539 millions d'euros en 2015.

Cette convention est partie intégrante du plan national de la SNCF baptisé "Cap TER 2020". Un plan qui vise notamment à l'unification des pratiques au niveau national et qui sera donc mis en place en Auvergne-Rhône-Alpes en premier lieu.

Rédigé par dans Transports le 14/11/2017 à 05h56

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